railway


railway

⇒RAILWAY, subst. masc.
Vx. Chemin de fer. Nous attendons une heure le départ du railway pour Liverpool (MICHELET, Journal, 1834, p. 151). J'ai repris le chemin de fer. Le rail-way court sur une digue qui, d'un côté, est battue par les lames du détroit de l'Y, et de l'autre borde une immense prairie veloutée, sombre et s'étendant à perte de vue (DU CAMP, Hollande, 1859, p. 106). Quel fut son étonnement de se trouver sur le railway, dans ce compartiment, recouverte de vêtements européens, au milieu de voyageurs qui lui étaient absolument inconnus! (VERNE, Tour monde, 1873, p. 74).
Prononc. et Orth.:[]. Comparez avec rail qui est francisé. Att. ds Ac. 1878. Plur. des railways. Supra var. le rail-way. Étymol. et Hist. 1801 plur. rail-ways, sing. rail-way (La Décade philosophique, littéraire et politique, 10 ventôse, an IX d'apr. A. WEIL ds Fr. mod. t. 13, p. 278); 1825 plur. railways (Journal hebdomadaire des arts et métiers ... de l'Angleterre, I, 83 ds HÖFLER Anglic.). Empr. à l'angl. rail-way, railway (1776 ds NED) comp. de rail (v. rail étymol.) et de way « voie », concurrent de railroad plus usité aux États-Unis (cf. DAE), railway entrant dans le nom de la première compagnie nationale anglaise de chemins de fer (British Railways, NED Suppl.2). Fréq. abs. littér.:54. Bbg. BONN. 1920, p. 115. — WEXLER 1955, p. 26, 31, 41-42, 53-55.

railway [ʀɛlwɛ] n. m.
ÉTYM. 1800-1801, in Höfler; usuel à partir de 1825. Cf. Wexler; mot anglais, de rail. (→ Rail), et way « chemin, route ».
Vx. Chemin de fer, voie ferrée (→ Longer, cit. 7, Gautier).
REM. Ce mot n'a pas vécu, pas plus que railroad ou railroute (dans ce sens), proposé pour le remplacer. Il était usuel au XIXe s. et on trouve même le dér. railwayen, adj. (chez Jules Verne).
1 Partout où l'on place, sur la lisière d'une capitale, l'embarcadère d'un chemin de fer, c'est la mort d'un faubourg et la naissance d'une ville (…)
Depuis que la gare du railway d'Orléans a envahi les terrains de la Salpêtrière, les antiques rues étroites qui avoisinent les fossés Saint-Victor et le Jardin des Plantes s'ébranlent.
Hugo, les Misérables, II, IV, I.
2 (…) un tumulte prodigieux de calèches, d'ânes, d'âniers, de portefaix, de domestiques de place, de drogmans, faisait comme une émeute devant le débarcadère du railway, qui aboutit près de Boulak, à une petite distance du vieux Caire.
Th. Gautier, l'Orient, t. II, l'Égypte, IV, p. 190 (1869).
3 La terre et l'eau semblaient être à la dévotion de son maître. Steamers et railways lui obéissaient (à Phileas Fogg). Le vent et la vapeur s'unissaient pour favoriser son voyage.
J. Verne, le Tour du monde en 80 jours, p. 144 (1873).

Encyclopédie Universelle. 2012.